D’un trait de fusain

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D’un trait de fusain, les contours et le destin de 4 lycéens. D’un trait de fusain, ils croquent, étudient, dessinent, découvrent la nudité de l’autre et tous les émois. D’un trait de fusain, la société, les parents, les enseignants, se taisent, méprisent, dénigrent. D’un trait de fusain, le sida fracasse tout. Indélébile.

D’un triangle rose, la lutte, la résistance, la volonté d’informer et d’arlerter s’organisent. D’un triangle rose, l’amitié, la solidarité, l’amour et aussi le rire s’invitent. D’un triangle rose, la vie plus forte que tout.

En 1992, j’entrais au lycée, 15 ans. Et comme toute une génération, je découvrais la sexualité armée de préservatifs. Parce que c’était comme ça. Parce qu’on parlait du sida. Parce qu’Act Up recouvrait l’Obélisque d’une capote géante. Pourtant, les parents d’élèves faisaient circuler une pétition pour interdire l’installation du distributeur de préservatifs dans mon lycée.

« Une fois, une seule fois j’ai déconné. Et cette seule fois-là a suffi. Dis-leur qu’on croit toujours que la jeunesse nous protège de la mort, et que c’est pas vrai, pas vrai du tout. « 

25 ans après, je voudrais que ce roman soit disponible et lu et discuté dans tous les lycées. Parce qu’aujourd’hui, 1,7 million de nouvelles contaminations chaque année dans le monde. Sortez couverts les jeunes, toujours.

De l’absolue nécessité de cette littérature. D’un trait de fusain de Cathy Itak, Talents Hauts Éditions, 2017. Coup de

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