Les belles vies

vies

Bienveillance : disposition affective d’une volonté inclinant l’indulgence et la compréhension et qui vise le bien et le bonheur d’autrui.
Et c’est bien cet état qui se manifeste à la lecture du roman. A plusieurs niveaux.

D’abord, la bienveillance de cette « tata » et de ce « tonton », de ces gens accueillants des enfants perdus et cabossés de la DDASS. Il y a de l’amour chez ces gens-là. Beaucoup. Et de la patience aussi. Bel hommage à ceux qui donnent des racines et des ailes malgré les griffes de la vie.

Ensuite, la bienveillance-connivence entre tous ces jeunes qui se retrouvent dans cette campagne le temps d’un été. Eux, c’est toi, c’est moi, c’est le voisin, le fils de, la copine de classe, des ados et des plus jeunes. Sur le fil de l’enfance qui tangue mais qui ne chavire pas. Parce qu’ils sont ensemble. Plus forts. Ils se souviendront toute leur vie de ces moments. Et toi t’as la gorge serrée quand tu refermes cette parenthèse presque enchantée.

Enfin, et non des moindres, la bienveillance de l’auteur pour ses personnages. Tu le sens qu’il les aime. Il ne les lisse pas, bien au contraire, ils ont du relief, de l’épaisseur, de la vie. Tu sais ces personnages tellement incarnés qu’ils en deviennent de vraies personnes. Et toi tu t’y attaches. Tu leur souris, tu leur fronces les yeux quand ils glissent, et tu les félicites quand ils se rattrapent au bord de la route, tu vois ?

Alors, si ton quotidien est saturé de brutalités, viens donc te mettre au vert en leur compagnie, tu verras ça te fera le plus grand bien. Les bons sentiments, c’est comme les bons romans, ça se partage comme un fruit bien mûr une longue journée d’été.

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