Un jour, une nuit, à New York

En littérature jeunesse, la ville a son importance : décor, ambiance, histoire, repères, métamorphoses, oppositions. A la fois géographique et humaine, elle est d’une grande hétérogénéité : aspect social, aspect technologique, aspect imaginaire et artistique. Aujourd’hui, je vous présente 2 grands albums avec pour toile de fond la ville de New York.

Louise de New York de Jean Poderos, illustré par Gaïa Guarino, éditions Courtes et Longues, 2013.

Qui a plongé la ville entière dans l’obscurité ? Pas de problème sans solution : Louise la détective est sur le coup ! Après l’écharpe volée de Suzette, le chien perdu de Monsieur Thomas et le collier de Madame Madame, rien ne peut lui échapper ! La voilà partie dans son observation et sa réflexion. Tiens mais il y a pourtant de la lumière chez le vieux pépère Léon… Allez hop en avant et même pas peur du noir !

Décidément, les albums de cette maison sont d’une grande qualité ! Le papier mat, la couverture cartonnée, la reliure cousue, le grand format, et les illustrations aux couleurs chaudes et vives en font un objet-livre particulièrement beau. L’auteur a su capter toute la malice de l’enfance, de ces jeux d’imagination, à la fois drôles, sérieux et palpitants qui parleront aux plus jeunes. C’est une invitation intrigante à travers une architecture particulière et reconnaissable aux formes géométriques changeantes. Et une fin pour le moins surprenante, à l’image de cette ville qui ne dort jamais !

 

Les Oiseaux Blancs de Manhattan de Xavier Armange, éditions Rêves Bleus d’Orbestier, collection Des livres d’enfants pour les grands, 2013.

Un matin d’un bel automne, elle est partie dans un taxi jaune, comme chaque matin… Toute petite dans cette ville immense. Elle ne savait pas. Elle ne pouvait pas savoir. Personne ne pouvait le savoir. Le temps de tourner une page, ils se sont envolés comme des oiseaux blancs. Depuis le temps a passé, la vie a continué.

Autre ambiance que le précédent. Ici, on devine l’hommage à la catastrophe du 11 septembre 2001. Là encore très bel objet-livre : grand format, couverture cartonnée, reliure collée, vernis sélectif, illustrations très graphiques aux couleurs pastels sur doubles pages. On suit cette jeune femme matérialisée par un minuscule point vert qui renforce le gigantisme de la ville. Elle, anonyme et pourtant unique. Comme tous les autres. Les événements de notre Histoire moderne sont abordés avec finesse et ce jusqu’à la page qui montre la catastrophe ( de cette tour en feu s’envolent des centaines d’oiseaux blancs ). Le graphisme de la ville est impeccable, on y retrouve tous les buildings connus de l’île de Manhattan, les couleurs sont douces et le ciel infini. Le texte épuré est sensible et émouvant. Un bel hommage à cette ville et aux victimes des attentats. Je le conseille toutefois à des lecteurs avertis, accompagnés par les adultes, et pas trop jeunes.

Cette entrée a été publiée dans 2-12 ans, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

9 réponses à Un jour, une nuit, à New York

  1. Ping : Regards sur la ville … |

  2. PICQUENARD dit :

    j’aime…et j’aime ton blog…

  3. WP dit :

    Merci encore ! Eden a tout de suite reonnu « Nullorque » mais nous nous sommes arrêtés à la page 3. En attendant, on hésite entre lui raconter qu’il s’agit d’un feu d’artifice ou des bonbons qui tombent du ciel.

  4. Pépita dit :

    oh qu’ils sont beaux ! je ne connaissais pas du tout ! la ville non plus d’ailleurs…

  5. Céline dit :

    Aaah, il faut dire que New York est vraiment photogénique… et livrogénique :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

15 + one =