un jour, un auteur

Quand l’imaginaire côtoie la réalité, quand le rêve traduit les émotions, quand tout est vie, quand tout est magie, vous entrez dans l’univers de Claude Ponti !

Après avoir fréquenté l’École des Beaux-arts d’Aix en Provence, Claude Ponticelli devient dessinateur de presse à l’Express, de 1968 à 1984. Il signe sous le nom de Ponti. Peintre, il expose ses dessins à Paris de 1972 à 1978. Au début des années 1980, il est aussi directeur artistique à l’Imagerie d’Epinal. C’est à la naissance de sa fille Adèle en 1985 que se déclenche en lui sa vocation de créer des albums de littérature jeunesse. C’est donc d’abord pour sa fille qu’il dessine. Après l’Album d’Adèle, d’autres histoires vont suivre, toutes peuplées de personnages inspirés des libres associations que font naître les rêves. Autre personnage essentiel et constant dans l’œuvre de Claude Ponti : l’humour.    

Auteur et illustrateur, Claude Ponti raconte et dessine des histoires, des histoires riches qui parlent de la vie, de ses tourments et ses joies. Les illustrations vives foisonnent de détails drôles et farfelus. Faune, flore, objets, tout est personnifié et chacun porte un nom qui le symbolise, nom commun ou jeu de mot pour un joli nom qui traduit un caractère ou une personnalité. Chaque ouvrage présente un univers singulier et irréel peuplé de personnages imaginaires. Cependant, l’ enfant s’identifie facilement aux héros qu’ il rencontre et s’ immisce dans l’ atmosphère onirique de ces livres qui font allusion aux vrais sentiments, à la réalité du monde, à l’ aspect humaniste de la vie.

Structure et thématiques

Il crée des histoires dont les ressorts s’apparentent à ceux des mécanismes du rêve, s’appuyant volontiers sur le registre de l’humour. Ainsi les jeux de mots participent à la dynamique du récit, et les personnages sont formés à partir d’associations d’idées. Le récit tout comme les images sont un terreau fertile à des interprétations de type psychologique, d’autant plus que bon nombre d’albums relèvent du genre de la quête initiatique. Ponti dit lui-même de ses albums : « Mes histoires sont comme des contes, toujours situées dans le merveilleux, elles parlent de la vie intérieure et des émotions de l’enfance, ainsi chaque enfant peut-il mettre ce qu’il veut dans les images : les personnages et les rêves qui sont les siens. »

Plaisir de la langue

Claude Ponti crée souvent de nouveaux « mots » en s’inspirant des mots mal prononcés ou imaginés par les enfants eux-mêmes. Il emploie également des jeux de mots basés sur des références compréhensibles par les adultes. Cela est particulièrement visible dans ses derniers albums qui s’adressent aux adultes comme aux enfants.

Sur l’île des Zertes habitent des Zertes qui « zertillonnent »

Quand il est né Okilélé n’était pas beau. Ses parents, ses frères, sa sœur dirent : « Oh ! qu’il est laid ! » L’enfant pensa que c’était son prénom.

 

 

 

 

Les Bouchanourrirs sont des plantes carnivores dans le Doudou Méchant. Le monstre pêcheur d’enfant s’appelle Grabador Crabamorr, et à la fin déferlent du ciel des Zoizeaux Zeureux, annonciateurs du retour de la sérénité.

« C’est irrésistibilicieusement incroyabilicieux » dans le Château d’Anne Hiversère

Foisonnement visuel

Chez Ponti, l’image occupe une place particulière à égalité avec le texte lui-même. Son rôle dépasse celui de l’illustration pour devenir un élément d’investigation, souvent symbolique, à part entière. Il est ainsi possible pour le lecteur de rechercher divers objets, personnages cachés dans l’image. On peut notamment citer une double page de Blaise et le château d’Anne Hiversère, hommage à l’histoire de la littérature de jeunesse, qui le rapproche de Martin Handford, l’auteur de la série à succès des Où est Charlie ?

La richesse de l’ oeuvre de Ponti se traduit par le fait qu’ elle peut être lue à plusieurs degrés, à plusieurs niveaux, qu’ elle peut apporter un épanouissement différent selon la maturité, l’ imagination, et l’ âge de l’ enfant. Chacun y trouvera son compte !

Cette entrée a été publiée dans 2-12 ans, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à un jour, un auteur

  1. Sophie dit :

    Je me souviens de la première fois que j’ai ouvert un livre de Claude Ponti, j’ai eu du mal : trop de choses à comprendre en même temps, trop de détails dans les images, trop de noms compliqués. Et puis, peu à peu je me suis mise à apprécier son univers, à rire à ses jeux de maux et à m’immerger dans ses images …finalement maintenant j’y ai complètement pris goût !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

four + 8 =