La littérature à l’école maternelle

Les programmes font une place importante à la littérature. La lecture d’œuvres patrimoniales et contemporaines appropriées à l’âge des élèves leur permet de se constituer une première culture littéraire partagée. Elle contribue à l’acquisition de la maîtrise de la langue.

Des sélections sont proposées pour aider les enseignants à choisir des œuvres. Ces sélections sont organisées en six catégories : albums, bandes dessinées, contes et fables, poésie, romans et récits illustrés, théâtre et sont établies à partir de plusieurs critères :

  • la qualité littéraire des œuvres
  • l’accessibilité des textes
  • l’équilibre entre des ouvrages patrimoniaux (libres de droits), des classiques et des publications récentes
  • la disponibilité des titres
  • la diversité des auteurs, des illustrateurs, des éditeurs…
  • l’ouverture des pratiques pédagogiques et éducatives qu’elles permettent.

Le document d’accompagnement Le Langage au coeur des Apprentissages précise les compétences à acquérir concernant les activités littéraires :

1) Se familiariser avec le français écrit

Les lectures entendues  participent largement à la construction d’une première culture de la langue écrite pourvu qu’elles soient l’occasion, pour l’enfant,  de reformuler fréquemment, dans ses propres mots, les textes qu’il rencontre par la voix du maître.  Les livres illustrés (albums) qui s’adressent aux enfants ne sachant encore lire constituent le plus souvent une littérature d’excellente qualité tant par les thèmes qu’elle traite que par la manière de les aborder dans un subtil échange entre textes et images. Ces objets sont faits pour être lus et discutés avec les enfants dans la famille (par un prêt de livres à domicile) comme à l’école. Ils sont l’occasion d’une première rencontre avec l’un des constituants importants d’une culture littéraire vivante et doivent tenir une place centrale dans le quotidien de l’école maternelle. Une bibliographie courante mise régulièrement à jour par le ministère de l’éducation nationale permet aux maîtres d’effectuer au mieux leurs sélections.

2) Se construire une première culture littéraire

Des parcours de lecture doivent être organisés afin de construire progressivement la première culture littéraire, appropriée à son âge, dont l’enfant a besoin. Ces cheminements permettent de rencontrer des oeuvres fortes, souvent rééditées, qui constituent de véritables « classiques » de l’école maternelle, tout autant que des oeuvres nouvelles caractéristiques de la créativité de la littérature de jeunesse d’aujourd’hui. Ils conduisent  à rapprocher des personnages ou des types de personnages, à explorer des thèmes, à retrouver des illustrateurs ou des auteurs… Cette imprégnation qui commence dès le plus jeune âge doit se poursuivre à l’école élémentaire afin de constituer une base solide pour les lectures autonomes ultérieures.

Pour les plus petits, l’essentiel de l’activité réside dans l’impact de la lecture faite par le maître ainsi que dans la verbalisation suggérée à propos des images qui accompagnent le texte. Dès trois ans, il convient de demander à l’enfant qu’il reformule ce qu’il a entendu dans  son propre langage. La mémorisation est soutenue par les images. C’est par le dialogue qui accompagne ces tentatives que l’enseignant reconstruit les passages qui, parce qu’ils n’ont pas été compris, n’ont pas été mémorisés ou encore qui ont été compris de manière erronée. Dès cinq ans, des débats sur l’interprétation des textes peuvent accompagner ce travail rigoureux de la compréhension.

On évitera de passer de trop longs moments à analyser de manière formelle les indications portées par les couvertures. Par contre, on peut, à partir des illustrations qu’elles comportent, apprendre aux enfants à retrouver le texte qu’ils cherchent, à faire des hypothèses sur le contenu possible d’un nouvel album. Dans tous les cas, il appartient au maître de dire ce qu’est réellement cette histoire par une lecture à haute voix des textes dont on a tenté de découvrir le contenu.

Chaque fois que l’enseignant lit un texte à ses élèves, il le fait d’une manière claire avec une voix correctement posée et sans hésiter à mobiliser des moyens d’expressivité efficaces. Contrairement à ce qu’il fait lorsqu’il raconte, il s’interdit de modifier la lettre des textes de manière à permettre aux enfants de prendre conscience de la permanence des oeuvres dans l’imprimé. C’est dire combien, au moment du choix, l’enseignant a dû tenir le plus grand compte de la difficulté de la langue utilisée ou des références auxquelles le texte renvoie.

Je vous propose ici une liste non exhaustive des albums fréquemment utilisés en maternelle.

 

 

 

 

 

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